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L'histoire de la famille TATIN
Par Marcel Fraudet


Généalogie de la famille Tatin

Recette de la Tarte Tatin


RENE LOUIS TATIN, né le 14 mars 1772 à Salbris (41), gascon charron se marie en 1796 avec Thérèse (couturière) et lui devient maître charron.
Ses parents étant boulanger épicier, ils construisent une auberge "Le Lion d'Argent" à Lamotte-Beuvron route de Toulouse en 1799. L'ouverture se fera le 27 ventose de l'an II soit le 28 mars 1800, et René reprend en plus son activité de charron et de boulanger.

Le 9 janvier 1807, Thérèse décède en donnant le jour à un fils Philippe, qui ne lui survivra que 2 jours.
Le veuvage de René ne durera qu'un mois, car il se remariera avec Marguerite Pinaudier le 29 juin 1807 et de cette union naquirent 7 enfants, dont seul l'aîné Jean Martin restera en vie. A partir de cette union, René abandonne sa profession de charron boulanger, pour se consacrer uniquement au métier d'aubergiste cabaretier et même "billardier".
L'extension de l'auberge à lieu en 1814.
RENE LOUIS TATIN décède le 2 avril 1824 et sa veuve prendra alors un nouvel époux, Louis François SASSERANT, 2 ans plus tard.
Louis François décédera le 15 janvier 1827 suivi par Marguerite 7 mois plus tard, le 13 juin 1828.

Jean Martin TATIN , le survivant de la génération, né le 11 novembre 1808, devient "tailleur d'habits".
Il se marie le 26 mars 1827 avec Madeleine Aimée Petiot (sans profession) â Nouan-le-Fuzelier. Ils auront également 7 enfants tous nés â Lamotte-Beuvron.
Quand Jean Martin reçoit "Le Lion d'Argent", il hérite d'un établissement qui semble en pleine prospérité. L'établissement sera restauré entre 1841 et 1842.
Mais l'alignement de la nationale 20 Paris Toulouse, voit sa démolition et sa reconstruction. Le 31 mai 1844, il loue "Le Lion d'Argent" à Mr Benoît Lombrage, qui s'empresse de le sous louer à Frédéric Sarcillet (voiturier) pour une durée de 9 années à compter du 1er novembre 1844.
A la fin du bail, il quitte l'hôtel pour aller s'installer à Nouan-le-Fuzelier où il rachète l'auberge "Le Boeuf Couronné".

Jean Martin trouve alors un nouveau locataire, pour son "Lion d'Argent", en Mr Honoré Delarue (meunier) et lui donne la location pour 6 ans à partir de novembre 1853.
Trop occupé par le nouvel établissement qu'il a ouvert près de la gare, Jean Martin se sépare du "Lion d'Argent" qu'il vend à Pierre Lombrage le 30 juin 1854, qui n'est plus une auberge. "Le Lion d'Argent" se situe aujourd'hui au 68-70-72 avec un passage par la cour du 74 avenue de l'hôtel de ville.
En 1843, Jean Martin achète l'auberge du "Lion d'Or" bâtie dans le courant des années 1769 sous l'enseigne du "Lyon d'Or" née d'un calembour "ici au lit, on dort" situé rue du vieux bourg, vis-à-vis du chemin de Chaumont sur Tharome, au 36-38 rue Durfort de Duras et 79 rue de l'égalité et 11 rue Varenne.
En avril 1846, Jean Martin et son épouse achètent au châtelain de Lamotte, Joseph Petit "l'Embarcadère" situé au lieu dit "les Michalons" de 3ha 37a 38ca.
Le 5 février 1847, il revend le "Lion d'Or" à Jean Poyet (tuilier aux Muids). L'auberge à ce moment là est occupée par des locataires M et Mme Carton.
A partir du 1er mai 1850, Jean Martin loue le débarcadère à Jean Souchon, ouvrier tâcheron. Au mariage de son fils aîné, en février 1581, Jean Martin se déclare rentier, mais cela ne dure pas, car il s'engage dans une production à plein essor en Sologne.

Le voila "briquetier" de 2 fours à chaux pour 6 années le 15 février 1853. Mais au bout de 3 ans, il sous baille les fours à Pierre Bernu, entrepreneur pour le restant du bail à courir. Le logis sera de 500 Francs par an plus un loyer pour l'outillage de 300 francs.
Le bail de Jean Souchon embarcadère s'achève après pour 6 ans (le 1 mai 1885), les Tatin reprennent l'exploitation de leur auberge, mais ils arrêtent et louent ensuite à Placide Carton, marchand de bois en décembre 1858.
En 1862, Jean Martin poursuit l'agrandissement et l'embellissement sous le nom de "CAFE RESTAURANT DE LA GARE".
Agrandie, rénovée l'auberge sera vendue le 14 mars 1866 à Alfred Placide Carton, déjà locataire du " Restaurant de la Gare". Ainsi Jean Martin et son épouse deviennent rentier entre 1866 et 1872.

Pendant le recensement de 1866, les parents vivent avec leurs 2 filles Stéphanie Marie et Caroline-Geneviève.
En 1876, ils prennent un bail de 9 ans, avec effet le 1er novembre à Sylvain Bouland, de l'hôtel "Brunet".
Près de la gare sous le nom de "Hôtel Pin d'Or" tenu par M. et Mme. Tatin et les demoiselles latin, un établissement de 6 chambres, écuries, remise et jardin d'un beau bâtiment à étages.
La situation change en 1878, quand les époux Tatin, en retraite, mettent un terme définitif à leurs occupations et cèdent l'auberge à leurs 2 filles. L'établissement prend alors le nom de "Hôtel Tatin".
Madeleine décède le 10 mars 1880 et Jean Martin continue de résider à la même adresse jusqu'à son décès le 12 octobre 1888.
Dés 1884, les soeurs entreprennent d'agrandir l'hôtel. A ce jour, cet hôtel porte le nom d'Hôtel Moderne.
Suite au décès de Jean Martin l'héritage est partagé entre les 4 derniers enfants vivants (Stéphanie, Caroline, Octavie et Charles-Alphonse). L'actif était alors de 14 200 Francs.
Le 14 novembre 1890, les soeurs font l'acquisition d'une propriété de 3ha 8a et 27ca, là où se trouvait l'embarcadère à Anne-Marie Petit, seule et unique héritière de Joseph Petit. Elles empruntent, vendent des parcelles, résilient le bail du "Pin d'Or Hôtel Latin", démolissent l'embarcadère et commencent les travaux du nouvel hôtel en 1893. Celui-ci ouvrira le 26 juin 1894 et en octobre 1898, la fameuse tarte Tatin prend naissance.

En avril 1906, les demoiselles prennent la retraite et elles vendent alors à Blanche Vignon vve de Alexandre Bourcey.
Celle-ci décédera le 30 mai 1920, et son fils mandataire en boucherie aux halles de paris, (seul héritier) vend le fond de commerce à M et Mme Tiennot en novembre 1920. L'hôtel prend alors le nom de "Hôtel Tatin Terminus".
En 1923 M et Mme Emile Thot achètent l'immeuble et le fond de commerce. Celui-ci sera revendu en 1925, à Mme Geneviève Marcel, qui le gérera pendant 43 ans.
Et c'est ensuite Gilles Caille qui s'occupera de l'endroit sous le nom de "Hôtel Latin". De leur maison de retraite, sise à droite de l'hôtel, construite en 1902 et modifiée à plusieurs reprises, elles donnent à leur petite fille Caroline Marie Stéphanie la villa des tamaris, qui reçoit plus tard le nom de "La girondine"**
La villa "LE GOURBI"* : A 60 mètres à droite de hôtel c'est là que décède Caroline. Caroline Marie Stéphanie née le 10 mars 1899 DCD le 10 juillet 1941. Et c'est la fin de la lignée de la famille TATIN.

* "LE GOURBI" : Construite sur le terrain près de l'embarcadère
** "LA GIRONDINE" : Reçu cette appellation à cause des chasseurs qui venaient de la gironde et clients de l'hôtel tatin, étaient logés dans cette villa.

- STEPHANIE MARIE TATIN. Née le 27 mai 1838 DCD le 14 juillet 1917.
- CAROLINE GENEVIEVE TATIN. Née le 7 mars 1847 DCD le mai 1911.



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